"Souvent, on les appelle : Les médecins de la terre.
Lydia et Claude Bourguignon auscultent les sols. Ils tentent de leur rendre la santé quand les méthodes agressives de l’agriculture intensive ont fortement abimé les terres cultivables au point, parfois, d’en faire disparaître toute trace de vie. Engrais chimiques et pesticides ne sont pas les amis de ce couple de scientifiques."
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dimanche 27 janvier 2013
Au chevet de la terre
C'est le nom de l'émission "Interception" sur France inter ce dimanche, qui donne une vraie vision de ce que pourrait être une nouvelle agriculture en France (et ailleurs !), qui redonne à la terre sa vitalité biologique aux paysans le sens de leur travail. Face aux ravages de la mondialisation agroindustrielle qui stérilise les sols et déshumanise les gens : je conseille fortement, ça fait du bien !
Mots-clés :
développement,
terres et agriculture
lundi 5 novembre 2012
Appel pour le Jharkhand
La
famille Campana prend le large vers Bombai ; la 2e quinzaine du voyage
organisé par Gandhi international se termine donc maintenant et je
continue ma route toute seule (enfin, pour autant que l'on puisse
être seule en Inde !). En l'occurrence, je reste quelques jours avec
Birendra et son équipe de NSVK qui m'accueillent comme une invitée,
alors que je me suis un peu incrustée il faut le bien dire.
Mots-clés :
développement,
Ekta Parishad,
Gandhi,
Jharkhand,
terres et agriculture
vendredi 2 novembre 2012
Ekta Parishad sur le terrain
Le
voyage reprend une tournure plus sociale et politique, car nous voici
en direction d'un petit village dans le Jharkhand, un de ces États
inconnus les plus pauvres de l'Inde où sont cumulés, comme un jeu de domino, de nombreux problèmes : corruption et guérillas, accaparement des terres, déplacements forcés de populations, destruction des cultures
indigènes, trafics en tous genres et donc globalement de graves problèmes sociaux et économiques et donc tout simplement des questions de survie.
Mots-clés :
Adivasis,
développement,
Ekta Parishad,
Jharkhand,
terres et agriculture
mardi 23 octobre 2012
Gandhi, d'actualité ?
Il
est tentant de penser, en s'immergeant dans ce grand pays en
développement largement soumis aux logiques industrielles et
financières des multinationales, que l'idéal de Gandhi et de tous
ceux ayant eu la même veine d'inspiration n'est plus qu'un mince
îlot d'utopie dans un océan de capitaux, de devises et de
corruption. Et que nous serions, nous, doux rêveurs occidentaux
partis en Inde en quête d'une alternative exotique qui n'existerait
plus que dans les livres d'histoires de la philosophie indienne.
dimanche 14 octobre 2012
Et le bio dans tout ça ?
Après le dispensaire de brousse
d'Hemalkasa, nous reprenons les routes de campagne vers Somnath, une autre
« dépendance » d'Anandwan (cf articles des jours précédents). Ce
centre-ci est un lieu de verdure de 500 hectares destinés surtout à
l'agriculture et à l'élevage, permettant l'insertion de personnes abîmées par
la lèpre et la production de la nourriture principale pour le site principal
d'Anandwan.
Mots-clés :
développement,
Maharashtra,
terres et agriculture
samedi 13 octobre 2012
De l'avenir des Adivasis, peuple de la forêt
Mots-clés :
Adivasis,
développement,
Maharashtra,
terres et agriculture
jeudi 11 octobre 2012
Anandwan remet les gens debout
Nous
passons deux jours dans un endroit exceptionnel.
Un projet humaniste de grande inspiration, un projet humanitaire de
grande ambition et un projet social de grande ampleur. Non sans
ambiguïtés fortes, mais qui ne peut que forcer l'admiration de
toute façon.
Prenez un des pays les plus
inégalitaires au monde. Prenez sa population la plus démunie sur le
plan économique, éducatif et social. Prenez parmi cette population
les personnes souffrant, en plus, de handicaps. Et parmi ces
personnes, celles qui font l'objet en Inde (comme dans d'autres pays)
d'un rejet extrême depuis des temps immémoriaux. Eux, ce sont les
gens atteints de la lèpre. On dit communément « les
lépreux », même si c'est une appellation que j'éviterais*.
Mots-clés :
développement,
Maharashtra,
terres et agriculture
lundi 8 octobre 2012
La force des villages
L'Institut d'études gandhiennes est une structure de théoriciens de la pensée gandhienne, leur action est à 10 000 lieues de l'activisme d'Ekta Parishad, mais ils essayent de mettre en pratique certains préceptes de vie communautaire, d'écologie et d'autosuffisance inspirés de Gandhi. Le rythme de l'Institut inclut des temps de tâches collectives (peluche de légumes, ménage), ainsi qu'une demi-heure de filage du coton par jour. Le directeur nous garantit en nous montrant sa chemise que cela suffit pour sa propre production d'habit.
dimanche 7 octobre 2012
Sur les traces de Gandhi à Sevagram
Dimanche après-midi, nous nous
échappons du colloque pour aller à Sevagram, le dernier ashram
fondé par Gandhi en 1936. A la base un ashram est un lieu
communautaire, petit village, créé autour d'une personnalité, par
exemple un guide spirituel (“guru”). Un des principes
fondamentaux des ashrams gandhiens est l'autosuffisance alimentaire
et économique : élevage de chèvres, culture de blé, riz, légumes,
coton, filage et tissage. L'idée étant aussi de cultiver une vie la
plus simple possible en réduisant ses besoins au maximum.
Qu'en penserait Gandhi ?
L'Institut a été créé grâce à un des associés de Gandhi, Bajaj, un petit
artisan qui a été un des premiers emprisonnés pour avoir suivi
Gandhi ; il est devenu un des pères de la Nation à l'indépendance et a
ensuite développé une activité économique jusqu'à construire un
empire industriel : la marque Bajaj est présente sur des scooters, du matériel
électronique, des banques... Son argent a financé de nombreux ashrams
et projets gandhiens, dont l'Institut où nous sommes. Ce modèle du
capitaliste paternaliste est aussi indien qu'états-unien et permet
en effet à de beaux projets de vivre, mais cette façon d'utiliser
un peu de l'argent issu de la grande société de consommation
industrialiste pour financer des mini-expériences alternatives me
laisse perplexe...
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